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GRASSE VINTAGE Les photos anciennes de Grasse

Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum

 

Un nouveau livre de souvenirs des grassoises et des grassois vient d’être publié. Il s’agit de Témoignages Tome2 de Grasse-vintage. Tout comme pour le tome 1, il s’agit d’histoires vraies, d’histoires de vies ou d’anecdotes vécues que les auteurs ont souhaité partager pour que notre bon vieux temps ne s’efface pas. Ce livre est notre histoire. Peut-être l’avez-vous acheté et j’espère que vous avez eu du plaisir à sa lecture. Si par contre vous ne vous l’êtes pas encore procuré, je vous informe qu’il est disponible à la librairie Arts et Livres au Plan de Grasse ou bien chez Tac-Motifs à la rue Marcel Journet à Grasse ou encore au Petit Kiosque de la place de la Foux à Grasse, à Librairie Expression Châteauneuf, Azur Secrétariat à Peymeinade et à la Librairie-Presse à Cabris. Il est aussi possible de vous l’expédier. Ce tome 2 est un vrai régal et peut faire un merveilleux cadeau de Noël pour toute une génération. Cordialement… André Raspati

 

 

 

 

DE LA CUEILLETTE DES FLEURS AUX PRODUITS DE SYNTHESE...

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“L’odeur est l’intelligence des fleurs.” (Henry de Montherlant)

 

Documents Corinne Julien-Bottoni

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PLAN DE CETTE ETUDE

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GENERALITES : LES FLEURS DE GRASSE EN DIFFICULTE

PREMIERE PARTIE : LE RAMASSAGE DES FLEURS

et la présentation des principales matières première naturelles utilisées en parfumerie

DEUXIEME PARTIE​​​​​​ : L'HISTOIRE DU TRAITEMENT DES FLEURS

  • 1 - L'enfleurage
  • 2 - Le traitement des pommades parfumées
  • 3 - La distillation par entrainement à la vapeur d'eau
  • 4 - La suite de l'histoire du traitement des fleurs 

 

La belle époque

Le jasmin, la rose, la tubéreuse, le mimosa, les feuilles et les fleurs de violette, la fleur d'oranger et du bigaradier, le genet, le narcisse... Nous sommes bien au Pays de Grasse, la capitale mondiale historique des matières premières naturelles pour l'industrie de la parfumerie ou plutôt, nous "étions" à Grasse... Grasse et le grand Pays de Grasse ont eu la chance de disposer de différents microclimats spécifiques qui ont été particulièrement propices à la culture de fleurs à parfums. Historiquement, cela explique l'implantation des usines à parfums à Grasse et tout autour de Grasse depuis la fin du XIXe siècle. Et les très nombreuses matières végétales parfumantes comme les lavandes, lavandins, lichens, mousses qui étaient ramassées hors du Pays de Grasse étaient transportées pour leur traitement chez les "parfumeurs" grassois.

 

La famille Giovinazzo à la cueillette du jasmin au Mas de l'Olivine

 

Les produits naturels de Grasse en perte de vitesse

Hélas, à la fin du XXe siècle, Grasse n'exploite plus que quelques maigres champs de jasmin et de roses de Mai malgré quelques renouveaux de cultures encouragés par certains grands parfumeurs mondiaux (Dior, Vuitton, Chanel...) qui ont relancé les produits naturels fabriqués à Grasse, un signe de grande qualité. Grasse a perdu peu à peu le monopole mondial des matières premières pour l'industrie de la parfumerie. En tout premier lieu, les récoltes florales "grassoise" ont souffert de la concurrence des autres lieux de récolte de fleurs et de plantes (Roses Turques et Bulgares, agrumes d'Afrique du Nord par exemple). Et ensuite, de la récolte des fleurs et de plantes à la production de la matière odorante il n'y avait qu'un pas largement franchi dans le monde entier. Ensuite, la mondialisation a entraîné une déclaration de guerre aux produits de Grasse devenus trop chers et pas toujours indispensables pour certaines applications comme les produits "industriels", tels que les lessives, la savonnerie, les produits d'entretien... La porte aux produits de synthèse et aux produit d'origine "bon marché" était ainsi grandement ouverte.

 

Un futur assuré

La ville de Grasse a donc longtemps vécu au rythme de "la fleur" qui se ramassait tout au long de l'année en fonction des saisons puis se transformait aussitôt en matières premières pour la parfumerie dans des usines qui grouillaient de monde. Mais cela n'est plus d'actualité. Certaines "parfumeries" de grand renom comme Chiris, une des plus anciennes, une des plus performantes et la plus grande de l'histoire de Grasse, ont totalement ou partiellement disparues, emportées par le tourbillon des cessions à de grands groupes nationaux ou internationaux ou par la "valse" des collaborateurs avides ou encore par la compétence limitée de certains "héritiers" qui n'ont pas réussi à maintenir leur entreprise à un niveau devenu très exigeant. Malgré cela, la gamme des produits de Grasse dominée dans le temps principalement par les matières premières a heureusement évoluée. La fabrication de compositions de produits de synthèse pour tous produits parfumés ou d'arômes pour tous produits alimentaires occupe maintenant une part importante dans l'activité des "parfumeurs" de Grasse. Cette nouvelle orientation et une activité de plus en plus tournée vers l'exportation a ainsi permis à certaines très anciennes usines d'être toujours en activité au début du XXIe siècle. D'autre part de nouvelles sociétés presque toujours dérivées des vieilles entreprises ont été crées et connaissent un certain succès. De ce florilège historique, Grasse peut se vanter de s'en sortir plutôt bien et même, de résister au temps. Ce secteur en effet, ne connait pas les crises que le monde traverse régulièrement. L'activité est toujours en progression avec souvent des croissances à deux chiffres. L'avenir lui semble préservé. On ne peut que se réjouir qu'au XXIe siècle de nombreux acteurs, producteurs des fleurs à parfum et parfumeurs ont apporté un soutien fort à la défense et au renouveau des  productions du terroir grassois.

 

Les champs de jasmin à Saint-Antoine (Perdigon) emplacement actuel de la clinique vétérinaire -Document Evelyne Melica

 

 

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Ce blog a été réalisé par : andre.raspati@gmail.com

Avec mes plus vifs remerciements aux différentes personnes qui m'ont aidé à réaliser ce blog "Grasse-Vintage" et tout particulièrement :

  • La Région PACA qui m'a aimablement autorisé à utiliser les textes et les photos publiés dans l'inventaire général du Patrimoine Culturel : https://dossiersinventaire.regionpaca.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=%22parfumerie+de+Grasse%22&type=Dossiers
  • Le centre de Documentation iconographique, documentaire et historique produite par les services patrimoniaux de la DRAC PACA et réalisée par Gabriel BENALLOUL -  http://patrimages.culture.fr/
  • La Maison du Patrimoine de la Ville de Grasse dont la responsable Laurence ARGUEYROLLES m’a permis d’accéder à de très nombreuses informations - animation.patrimoine@ville-grasse.fr 
  • Les Archives Communales de la Ville de Grasse qui m'ont aidé dans mes recherches et permis d'accéder à de très nombreuses informations - http://www.ville-grasse.fr/archives_communales.html   
  • Corinne JULIEN-BOTTONI qui m'a aimablement autorisé à publier ses articles de l'histoire de Grasse qui paraissent régulièrement dans Nice-Matin 
  • Robert VERLAQUE, professeur, historien, auteur d'ouvrages sur Grasse (Grasse du Moyen-Age à la Belle-Epoque, Grasse au XX ème siècle), Président du Cercle Culturel de Grasse qui m'a transmis de nombreux documents
  • Alain SABATIER, photographe qui m'a autorisé à utiliser ses clichés pour illustrer mes blogs
  • Toutes les personnes qui m'ont prêté leur collection de cartes postales, de photos ou de documents. 
  • Toutes les personnes qui publient ou qui ont publié sur les réseaux sociaux des documents ayant un lien avec mon blog

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Bibliographie

  • "Contribution à la connaissance de la ville de Grasse" de Joseph FARNARIER
  • "Le Pays de Grasse" de Hervé de FONTMICHEL
  • "Grasse, Portrait d'une ville provençale" d'Alain SABATIER et Lucien AUNE
  • "Grasse, dans les bouleversements du XXe siècle" de Robert VERLAQUE

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Si un document qui figure dans ce blog n'est pas libre de droit merci de me le signaler

 

 

L'orgue du parfumeur

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Document Jean Napoli
Documents Jean Napoli

 

 

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LES FLEURS DE GRASSE EN DIFFICULTE

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DÉJÀ EN 1981

GRASSE - LES RÉCOLTES DE FLEURS EN GRAND DANGER

 

 

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Pour voir la totalité de l'article : https://journals.openedition.org/cdlm/8408

 

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CELLES ET CEUX QUI DEFENDENT LA FLEUR DE GRASSE

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1) L'ASSOCIATION "LES FLEURS D'EXCEPTION DU PAYS DE GRASSE

 

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Une association qui lutte contre l'abandon des cultures florales pour la parfumerie à Grasse et qui défend la qualité exceptionnelle des fleurs du terroir de Grasse pour en assure le renouveau

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Extrait de leur site : http://www.fleurs-exception-grasse.com/?page_id=30

TERRE D’EXCEPTION

La situation géographique si particulière de nos terres, entre mer et montagne, baignées par le soleil méditerranéen, et accueillant le Parc Régional Naturel des Préalpes d'Azur donne à toutes nos fleurs des qualités olfactives exceptionnelles et une biodiversité d’une très grande richesse propice à l’accueil de programme de Recherche et Développement pour l’industrie cosmétique et l’aromathérapie.

  • En bord de mer, vous trouverez nos fleurs d’oranger, et le mimosa
  • A 300m d’altitude poussent la centifolia, le jasmin, la tubéreuse et le lys.
  • A 500m d’altitude se trouve la violette et l’iris.
  • Au delà, il y a la lavande sauvage, le narcisse, le genêt et les plantes aromatiques et médicinales.

 

Chacune de nos fleurs d'exception se développe sur une bande de terrain qualifiée de « zone extrême », au delà de laquelle elles ne pourraient plus fleurir. Grâce à notre terroir argilo-calcaire, si dur à travailler, et au micro-climat grassois, fait d’hivers doux et d’étés chauds et humides, ces fleurs donnent le meilleur d’elles-mêmes : des qualités olfactives exceptionnelles et uniques au monde. Aujourd’hui, nous cultivons environ 40 hectares de plantes à parfums. 

 

Photos Christine Contesso Raineri - La Fontaine du Brusquet

L’ASSOCIATION

Organisation agricole du territoire pour la Plante à Parfum depuis 2006, « Les Fleurs d’Exception du Pays de Grasse » est  une association loi 1901.  Ses réflexions, projets et travaux concernent toute la filière et au delà tout le territoire. Elle oeuvre également pour l’installation de producteurs de PPAM sur le pays de Grasse en agriculture biologique.

Ses missions statutaires sont de :

  • Promouvoir et valoriser les productions florales et végétales du Pays de Grasse.
  • Faire rayonner une filière d’excellence territoriale de Plantes à Parfums Aromatiques et Médicinales (PPAM) du Pays de Grasse
  • Participer à la mission d’intérêt général de préservation et de mise en valeur du terroir, des paysages, des traditions locales et des savoir-faire qui ont fait du Pays de Grasse un berceau de culture des plantes à parfum; assurer la mission d’Organisme de Défense et de Gestion  pour les Indications Géographiques.
  • Promouvoir et valoriser la culture biologique des productions florales et végétales du Pays de Grasse
  • Encourager et faciliter l’installation de nouveaux agriculteurs dans des productions florales emblématiques.
  • Développer en coopération avec les collectivités territoriales l’agro-tourisme.

Sont membres du Conseil d’administration:

  • Armelle Janody, Présidente
  • Carole Biancalana, Vice Présidente et membre fondateur
  • Barbara Thaneron, Secrétaire générale
  • Anne Caluzio, administratrice
  • Geneviève Juge, Trésorière, coordinatrice et membre fondateur
  • Catherine Peyreaud , administratrice et  membre fondateur
  • Maurin Pisani, administrateur
  • Monique Rémy, administratrice et  membre fondateur

 

2) - LES PARFUMEURS DIOR, LVMH, CHANEL... 

(en cours de construction...)

3) - GRASSE ET L'UNESCO... 

(en cours de construction...)

 

 

 

PREMIERE PARTIE

LE RAMASSAGE DES FLEURS

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La cueillette du jasmin

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La cueillette du jasmin chez Joseph Mul en 2006 - Photo internet

 

La cueillette du jasmin, tôt les matins d'été quand il fait un peu frais... Cette fleur qui embaumait dans le temps les campagnes grassoises, doit être traitée dans la journée du ramassage pour conserver son puissant et extraordinaire pouvoir parfumant.

 

Le Bar-sur-Loup - La cueillette du jasmin en 1942 - Collection Robert Raspati

 

Document Joëlle Fiorucci Riquelme - Une photo prise lors de la cueillette du Jasmin juste après-guerre. A droite, Angèle FIORUCCI

 

 

Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum

Collection privée

La cueillette du jasmin

proposés par Jean Napoli

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1934 à Saint Basile
1957 - Cueillette du jasmin
1957 - Cueillette du jasmin
1957 - Cueillette du jasmin
1960 - Cueillette du jasmin
 
Les fleurs de jasmin sont livrées chez Charabot pour leur traitement vers 1930 - Document Jean Napoli

 

 

Collection privée Jean Napoli 

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Des objets insolites et assez exceptionnels : le service de tasses de la "cueillette du jasmin"

 

Collection Annie Rami

 

 

La cueillette des Roses Centifolia au mois de Mai

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Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum

Collection ROBERTET

L'atelier de distillation des Etablissements Robertet - Photos publiées sur internet

 

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Collection privée

La cueillette des roses

proposés par Jean Napoli

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La cueillette sur les Orangers et les Bigaradiers (oranges amères)

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les fleurs, les rameaux et les feuilles sont utilisés en parfumerie. A cette époque également, les fruits étaient pelés et les rubans d'écorces obtenus étaient séchés. Ils étaient utilisés pour l'aromatisation de certains apéritifs. 

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Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum

 

Cueillette de la fleur d'oranger à Bar sur Loup

(quartier des Fontettes)

Collection privée Robert Raspati​​​​​​

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Documents Robert Raspati - Photos 1942

 

 

La cueillette des violettes (fleurs et feuilles)

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Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum

 

 

La cueillette des tubéreuses

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La cueillette des tubéreuses

 

 

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Documents privés

Monsieur Constant VIALE

LES TUBEREUSES DE GRASSE ONT L'HONNEUR DE VERSAILLES

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Un document tout à fait exceptionnel sur les fleurs de Grasse, document  que nous devons à Monsieur Constant VIALE un des plus illustres cultivateurs des plantes à parfum sur les collines de Plascassier.

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Il s'agit d'une lettre de remerciements à Monsieur Viale qui a aidé le château de Versailles à reconstituer des massifs de tubéreuses dans les jardins pour y préparer une commémoration des parcs de Versailles en 1613. Monsieur Viale évoque l'arrivée d'un camion un peu trop important venu chercher quelques 1500 bulbes-tiges de tubéreuses...dans sa propriété..

Grasse, Versailles et  Louis XIV ... un grand moment d'histoire.

 

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Quelques autres récoltes

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La cueillette des jonquilles

 

Cueillette des oeillets

 

Cueillette des fleurs de cassie (mimosa épineux) au château de Guillandonne dans le Var - Document Internet

 

Document Corinne Jullien-Bottoni

 

Le ramassage des fleurs

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En 1952 au quartier Saint-Matthieu, un courtier en parfumerie collecte les fleurs de jasmin du jour pour les emmener au traitement dans une usine.

 

 

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Le ramassage des fleurs de lavande

 

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Document Jean Napoli
Document Corine Julien-Bottoni

 

 LES PRINCIPALES MATIÈRES PREMIÈRES UTILISÉES EN PARFUMERIE

http://parfum-lcdg.e-monsite.com/pages/parfum-qu-est-ce-que-c-est/matieres-premiere-utilisees-pour-la-fabrication-de-parfum.html

"Pour créer des parfums, on utilise une grande diversité de produits aux origines variables. Mais, plus généralement, ce sont des produits extraits de la nature. Nous les divisons en trois parties : les matières premières végétales, animales, ou synthétiques.

1 - Matières premières végétales 

  a) Les fleurs : Les plus nobles utilisées sont sans doute la rose (la reine des fleurs) et le jasmin. A celle-là, on ajoute de l'iris (dont le parfum ne vient pas de la fleur, mais du rhizome, la "tige-souterraine"), ou de la tubéreuse. Les autres fleurs majoritairement utilisées sont la violette (les feuilles sont principalement utilisées), la fleur d'oranger, le mimosa, les narcisses et, bien sûr, la lavande, ainsi que l’ylang-ylang, une petite fleur de l'Océan Indien. La "mode" pour l'utilisation de ces fleurs dans les parfums varie au fil des époques. Aujourd'hui, on reconstitue plus généralement les extraits de ces plantes, par des mélanges de molécules aromatiques synthétiques, pour diminuer les prix, et vendre plus. Cela permet également d'éviter les problèmes de récoltes liés aux intempéries et aux autres alea naturels.

  b) Les fruits : Les fruits les plus utilisés pour la création de parfums sont les différentes variétés naturelles d'agrumes, citrons, oranges, limette, bergamote... Ils constituent une famille nommée hespéridés (en raison du lieu mythique où étaient gardées les "pommes d'or", les oranges). D'autres notes fruitées sont utilisés mais souvent sous forme synthétique, par exemple la vanille.

  c) Les autres matières végétales : Ces autres matières végétales et diverses sont très largement utilisées, et très nombreuses. Cela comprend presque toutes les matières végétales (excepté les fleurs et les fruits, bien sûr), depuis les plus grands arbres jusqu'aux plus petites touffes d'herbes. Dans un arbre, ou un arbuste, on peut utiliser l'écorce ou le bois (exemples : le santal, le gaïac, le cèdre, la cannelle, etc.), ou encore la résine (encens, myrrhe, benjoin, labdanum, etc.), voire même les mousses qui se développent sur l'écorce (la mousse de chêne, entre autre). Pour les plantes, on traite les herbes (romarin, thym), mais aussi les feuilles (verveine, patchouli), les racines (gingembre, vétiver) ou encore les graines (cardamome, coriandre, fève tonka, etc.).

2 - Les matières premières animales 

En plus des matières végétales, beaucoup d'extraits d'origine animale étaient utilisées dans l'industrie du parfum. Aujourd'hui on les utilise toujours mais plutôt sous forme synthétique pour des raisons évidentes d'éthique. Elles jouent un rôle de fixateur et se rencontrent principalement dans les parfums masculins. 

  a) Le musc : C'est une sécrétion naturelle produite à l'origine par un cervidé mâle appelé "chevrotin porte-musc". Ce musc très odorant est produit par le chevrotin du Tibet pour attirer la femelle parfois à plus d'un kilomètre. Pour protéger cette espèce, la chasse en a été interdite, et l'exportation de musc est très réglementée ; un produit de synthèse le remplace avec un coût moindre.

  b) Le castoréum : Extraite des glandes sébacée (sécrétant du sébum, lubrifiant le poil). Ces glandes se situent entre les parties génitales et l'anus du castor du Canada (chez les mâles comme les femelles). Cette substance, très huileuse, sert à imperméabiliser la fourrure du castor.

  c) La civette : Sécrétion de l'animal du même nom, qui s'obtient par curetage dans la partie anale de l'animal.

  d) L'ambre gris : C'est un produit extrait du cachalot. Cette substance, qui est une sorte de déjection, flotte pendant de longs mois avant d'être recueillie sur les plages, principalement celles des Océans Indien et Pacifique.

  e) La cire d'abeille : Une sécrétion produite par des abeilles, dans leur ruche, on l'extrait donc directement sous sa forme finale (ou absolue), au moyen de solvants volatils produisant une concrète qui, lavée à l'alcool donne l'absolue de cire d'abeille, ou absolue de brèche d'abeille.

3 - Les matières premières synthétiques 

L’essor de la chimie au milieu et à la fin du XIXe siècle a profondément modifié les techniques de fabrication et les gammes des produits utilisés dans les formulations. La synthèse a d'abord  permis aux parfumeurs d’accéder à de nombreuses matières premières qui n’existent pas à l’état naturel. Effectivement, autrefois, les créateurs en parfumerie avaient à leur disposition seulement 300 odeurs différentes alors que aujourd’hui, ils en possèdent plus de 4 000 pour composer leurs fragrances et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Ensuite, certains composés naturels devenus trop chers ou très difficiles à se procurer ont été remplacés avantageusement par des produits synthétiques tout en protégeant la nature. De nos jours, les molécules synthétiques utilisées dans l'industrie du parfum représentent 98 % de la totalité des substances parfumantes. Cette évolution a permis aux parfums, considérés comme produits de luxe, de rester abordables pour une majorité de consommateurs toutes classes sociales confondues."   

 

 

 

 

LE TRAITEMENT DES FLEURS  

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1 -  L'ENFLEURAGE

 

Triage des roses dans l'usine Bruno Court

 

Différence entre l’Enfleurage et la Distillation

L'extraction des matières odorantes était relativement simple à l'époque de nos cartes postales :

"Historiquement, les deux procédés d’extraction par lesquels la parfumerie grassoise s’est industrialisée sont l’Enfleurage et la Distillation. Chacun d’eux forme la première étape de transformation d’une plante à l’état brut en essence. Tous les végétaux peuvent en principe être traités indifféremment par l’une ou l’autre de ces méthodes. Dans la pratique, l’enfleurage, par exemple, est adapté au traitement des fleurs fragiles (jasmin, violette, tubéreuse) et fraîches tandis que la distillation convient aux matières plus robustes (lavande, fleur d’oranger)." ...

https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales196-06.pdf

document de  Gabriel BENALLOUL 

 

Collection privée Jean Napoli

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LE TRIAGE DES FLEURS

Tout commence par le triage des fleurs avant l'enfleurage. Cette étape nécessite un personnel considérable comme on le voit sur les photos ci-dessous.

 

Beaucoup de monde, du mimosa et des sentiments sur la carte...

 

Beaucoup de monde à la sortie des usines du sud de la ville

 

Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum

L'ENFLEURAGE au XIXe siècle

 

Voici ce qu'il se dit "à l'époque"...

"Le terme Enfleurage regroupe l’ensemble des techniques d’extraction des parfums par corps gras. Elles sont toutes connues depuis des temps ancestraux. Le principe réside dans la capacité des corps gras à s’imprégner d’odeurs et à les conserver. L’une des principales qualités de l’extraction par corps gras est de permettre le traitement des fleurs les plus fragiles, ce que n’autorise pas la distillation, l’autre grande technique en usage au XIXe siècle pour extraire le parfum des fleurs. Cette spécificité technique de l’enfleurage est en corrélation avec la norme olfactive qui s’affirme tout au long du XIXe siècle et dont la clientèle parisienne est la principale instigatrice. En effet, cette inflexion olfactive définie dans le cadre d’une véritable révolution de l’hygiène privilégie les senteurs fugaces de parfums floraux, preuve de raffinement. Le parfum floral, léger, se renouvelle plus souvent. La capacité financière supposée nécessaire à ce renouvellement marque une distinction sociale et l’appartenance à une catégorie aisée. Ce goût pour les odeurs florales légères offre donc aux industriels grassois un débouché commercial en croissance". 

L’extraction par enfleurage à froid sur graisse

Il consiste à poser à température ambiante des matières odorantes sur graisse animale. Par contact, le corps gras capte progressivement les odeurs. Il reste alors à retirer les débris végétaux de la graisse devenue odorante et on obtient alors ce qui se désignera comme une pommade odorante. Ce procédé était courant dès 1820 à Grasse.

 

Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum

L'enfleurage à chaud par macération 

L’extraction par enfleurage à chaud ou macération consiste à mélanger, dans une cuve chauffée, des végétaux à de l’huile qui se charge de l’odeur des plantes. Une fois cette opération terminée, les débris végétaux sont retirés. L’huile est filtrée. En refroidissant on obtient une huile parfumée. 

 

L'enfleurage à froid sur huile

On recouvre de fleurs fraîches des toiles en coton imbibées d’huile. Le temps de macération est assez rapide. Les bouts de tissus sont ensuite empilés les uns sur les autres et pressés dans une presse à bras, qui sera automatisée durant le XIXe siècle (croquis ci-dessous). L’huile odorante qui s’écoule est récupérée.

 

https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales196-06.pdf

 

 

 

 

LE TRAITEMENT DES FLEURS  

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2 - LES POMMADES PARFUMEES 

obtenues des graisses parfumées par l'enfleurage ou par la macération

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Les ateliers des pommades odorantes : le "lavage" des pommades (qui sera le même pour traiter plus tard les concrètes)

 

 

 

Il semble que l’essor de l’enfleurage durant le XIXe siècle, repose en grande partie sur la possibilité de généraliser le lavage des pommades dans l’alcool. Ces lavages n’étaient jusque-là pratiqués qu’en faible quantité et très imparfaitement avec de l’esprit de vin (ou alcool à 80°) : « Si l’on veut extraire le parfum des matières grasses qui le contiennent, le support est soumis à l’action d’un dissolvant (de l’alcool par exemple) chargé d’enlever du support les essences naturelles constituant le parfum des fleurs ». Le lavage consiste à mélanger les productions issues de l’enfleurage à de l’alcool. Par entraînement, ce dernier capte les molécules odorantes qui imprégnaient les corps gras. Une fois la séparation achevée, la graisse ou l’huile épuisée est retirée. L’alcool est ensuite évaporé et récupéré. On obtient une essence concentrée de texture variable que l’on nomme aussi absolue de pommade ou d’huile. Cette essence absolue « pure » est vendue comme matière première brute s’insérant dans une composition parfumée, et ne peut être utilisée en l’état. Le développement des lavages repose essentiellement sur les progrès effectués dans le domaine de la production de l’alcool éthylique, aussi nommé éthanol ou alcool azéotropique, concentré à 95°/96 gl.

Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
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LE TRAITEMENT DES FLEURS  

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3 - LA DISTILLATION A LA VAPEUR D'EAU 

 

L'atelier de distillation des Etablissements Lautier en 1890
L'atelier de distillation chez Camilli - Document Jean Napoli
Batterie d'alambics dans une parfumerie - Document Jean Napoli
L'atelier de distillation chez Charabot vers 1930 - Document Jean Napoli

 

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La distillation par entrainement à la vapeur d'eau se réalise dans un alambic

 

Le principe de la distillation se fonde sur la capacité de la vapeur d’eau à entraîner les molécules odorantes. L’opération consiste à chauffer - principalement - de l’eau à laquelle ont été ajoutées des matières à traiter (racines, résines, fleurs ...). La vapeur émise se charge de molécules odorantes, appelées huiles essentielles. L’appareil permettant de canaliser cette vapeur est l’alambic. Conçu de divers éléments montés en circuit, il se compose d’une chaudière dans laquelle les matières à distiller sont mêlées à l’eau. En chauffant, l’eau se transforme en vapeur qui s’élève en entraînant avec elle les huiles essentielles libérées de la plante sous l’effet de la chaleur.  La vapeur passe alors dans un tuyau nommé col de cygne qui la dirige ensuite dans un autre tuyau en serpentin plongé dans une cuve d’eau froide renouvelée en permanence. Cette étape permet de refroidir rapidement la vapeur d’eau qui se condense et redevient donc liquide. Cette eau chargée de l’essence odorante s’égoutte dans un vase, dit aussi essencier ou vase florentin. Les huiles essentielles et l’eau n’étant pas miscibles, les deux éléments se séparent naturellement après un temps de repos. Il suffit alors de récupérer l’huile essentielle. L’eau, qui reste quand même parfumée peut être retraitée ou vendue en l’état. On parle alors d’eau parfumée.

https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales196-06.pdf

 

Grasse-vintage - La Parfumerie - De la fleur au parfum
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LE TRAITEMENT DES FLEURS  

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4 - LA SUITE DE L'HISTOIRE DU TRAITEMENT DES FLEURS 

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L’extraction par solvants volatils et la concurrence des produits de synthèse ou comment l'enfleurage et la macération ont perdu leurs pétales...

 

https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/recherchesregionales196-06.pdf

document de Gabriel BENALLOUL 

"L’emploi de deux nouveaux types de matières premières pour la parfumerie - les essences synthétiques ou artificielles et les essences naturelles issues de l’extraction par solvants volatils, appelée aussi extraction aux hydrocarbures, se généralise dans les années 1890. Ces modes de production s’ajoutent à la distillation et marginalisent l’enfleurage et la macération.​​​​"

Les végétaux macéraient dans des solvants volatils (comme l'hexane) qui, après évaporation, donnent une pâte très aromatique, la concrète. La concrète est diluée dans de l'alcool éthylique puis cette solution est filtrée et enfin concentrée par distillation sous pression réduite afin d'éliminer l'alcool. C'est ainsi qu'on obtient l'absolue, la matière première noble de la parfumerie

http://www.cfaitmaison.com/sante/faire-huiles-essentielles.html

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L'extraction aux solvants volatils : un schéma très simple et quelques explications...

 

http://www.ac-nice.fr/iengrasse/administration/bibliotheque/Arbres/dossiersdec/parfum/solvant.htm

L'extraction par les solvants volatils permet de traiter des fleurs qui ne donnent pas de bons résultats avec la distillation traditionnelle comme la rose centifolia, le narcisse ou le mimosa car on en extrait le parfum des plantes mais aussi les cires : avec cette méthode on épuise vraiment la plante.

On utilise ce procédé pour : Les matières végétales fraîchement cueillies: jasmin, tubéreuse, rose, narcisse, genêt, néroli, on obtient des concrètes. - Les matières végétales desséchées : mousses, résines, baumes, gommes, produits animaux, épices végétales (poivre, coriandre, gingembre). On obtient alors des résinoïdes (au lieu de concrètes).

***

 

On remplit l'extracteur avec un solvant (éther de pétrole ou benzène...). On effectue plusieurs lavages avec le solvant pour extraire tous les parties odorantes de la plante traitée. 

 

Les fleurs ou les matières végétales sont posées sur des grilles.

Les grilles sont placées dans une grande cuve appelée extracteur.

On envoie ensuite le solvant parfumé dans un décanteur pour éliminer toute trace d'eau provenant des fleurs. L'eau plus lourde que le solvant est au fond du décanteur et le solvant parfumé plus léger à la surface. Il suffit d'enlever l'eau.

Aprés évaporation du solvant on obtient donc la "concrète" s'il s'agit de fleurs et le "résinoïde" si on distille des plantes, feuilles, gomme. On effectue un lavage à l'alcool dans les batteuses. Ainsi les cires végétales qui ne se dissolvent pas dans l'alcool sont séparées de la concrète.

On effectue un glaçage (action du froid) puis un filtrage pour se débarrasser des cires. Une fois l'alcool évaporé on obtient "l'absolu" la matière première noble par excellence."

 

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Document Jean Napoli

 

Les méthodes d'extraction ne cesseront de se moderniser au cours des XIXe, XXe et XXIe siècles. Les législations seront de plus en plus restrictives et contraignantes mais la parfumerie saura toujours s'adapter aux règlementations mises en place.

Très grande consommatrice des toujours plus nombreuses matières premières aux vertus parfumantes, C'est là, qu'est le succès de l'industrie de la parfumerie de Grasse reste pour l'instant résolument optimiste et performante.

 

 

 

DÉJÀ EN 1981

GRASSE - LES RÉCOLTES DE FLEURS EN GRAND DANGER

 

 

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Pour voir la totalité de l'article : https://journals.openedition.org/cdlm/8408

 

 

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Ce blog a été réalisé par : andre.raspati@gmail.com

Avec mes plus vifs remerciements aux différentes personnes qui m'ont aidé à réaliser ce blog "Grasse-Vintage" et tout particulièrement :

  • La Région PACA qui m'a aimablement autorisé à utiliser les textes et les photos publiés dans l'inventaire général du Patrimoine Culturel : https://dossiersinventaire.regionpaca.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=%22parfumerie+de+Grasse%22&type=Dossiers
  • Le centre de Documentation iconographique, documentaire et historique produite par les services patrimoniaux de la DRAC PACA et réalisée par Gabriel BENALLOUL -  http://patrimages.culture.fr/
  • La Maison du Patrimoine de la Ville de Grasse dont la responsable Laurence ARGUEYROLLES m’a permis d’accéder à de très nombreuses informations - animation.patrimoine@ville-grasse.fr 
  • Les Archives Communales de la Ville de Grasse qui m'ont aidé dans mes recherches et permis d'accéder à de très nombreuses informations - http://www.ville-grasse.fr/archives_communales.html   et particulièrement Mesdames  BARBUSSE et HERNANDEZ 
  • Corinne JULIEN-BOTTONI qui m'a aimablement autorisé à publier ses articles de l'histoire de Grasse qui paraissent régulièrement dans Nice-Matin 
  • Robert VERLAQUE, professeur, historien, auteur d'ouvrages sur Grasse (Grasse du Moyen-Age à la Belle-Epoque, Grasse au XX ème siècle), Président du Cercle Culturel de Grasse qui m'a transmis de nombreux documents
  • Alain SABATIER, photographe qui m'a autorisé à utiliser ses clichés pour illustrer mes blogs
  • Toutes les personnes qui m'ont prêté leur collection de cartes postales, de photos ou de documents. 
  • Toutes les personnes qui publient ou qui ont publié sur les réseaux sociaux des documents ayant un lien avec mon blog

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Bibliographie

  • "Contribution à la connaissance de la ville de Grasse" de Joseph FARNARIER
  • "Le Pays de Grasse" de Hervé de FONTMICHEL
  • "Grasse, Portrait d'une ville provençale" d'Alain SABATIER et Lucien AUNE
  • "Grasse, dans les bouleversements du XXe siècle" de Robert VERLAQUE

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Si un document qui figure dans ce blog n'est pas libre de droit merci de me le signaler

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Commentaires
M
un réel plaisir a voir ce documentaire, merci
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Merci beaucoup pour votre intérêt
Un grand merci, c'est très gentil....
M
Tellement heureuse de decouvrir votre blog le restaurant la mere olive appartenait à ma tante et mon papa mario etait connu dans grasse jai bien connu m er m rapet avec qui j ai fait du théâtre les catherinettes etc des gens qui ont beaucoup fait pour grasse contente qu' ils ne soient pas tombés dans l oubli
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