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GRASSE VINTAGE Les photos anciennes de Grasse

Grasse vintage - Le Rouachier : des taudis à la Médiathèque

Un nouveau livre de souvenirs des grassoises et des grassois vient d’être publié. Il s’agit de Témoignages Tome2 de Grasse-vintage. Tout comme pour le tome 1, il s’agit d’histoires vraies, d’histoires de vies ou d’anecdotes vécues que les auteurs ont souhaité partager pour que notre bon vieux temps ne s’efface pas. Ce livre est notre histoire. Peut-être l’avez-vous acheté et j’espère que vous avez eu du plaisir à sa lecture. Si par contre vous ne vous l’êtes pas encore procuré, je vous informe qu’il est disponible à la librairie Arts et Livres au Plan de Grasse ou bien chez Tac-Motifs à la rue Marcel Journet à Grasse ou encore au Petit Kiosque de la place de la Foux à Grasse, à Librairie Expression Châteauneuf, Azur Secrétariat à Peymeinade et à la Librairie-Presse à Cabris. Il est aussi possible de vous l’expédier. Ce tome 2 est un vrai régal et peut faire un merveilleux cadeau de Noël pour toute une génération. Cordialement… André Raspati

 

 

 

LE QUARTIER DU ROUACHIER

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Quel drôle de nom pour un quartier... On y trouve également une toute petite rue du même nom, la rue du Rouachier ; elle conduit de la rue Dominique Conte à la Place Georges Morel...

 

 

Et pourtant, il y a bien une bonne raison à donner un tel nom. En fait, en provençal la "rouacho" signifie le "tan". Obtenu en broyant l'écorce de chêne ou de fleurs de lentisque et de feuilles de myrte  réduites en poudre (riches en tanins),  le tan servait au tannage des peaux. La rue du Rouachier, c'est la rue du tan, lieu incontournable du quartier des tanneurs qui était tout proche à la Place aux Aires. 

Corinne Julien-Bottoni, dans une de ses rubriques nous donne une autre version. Le nom du Rouachier aurait pour origine le mot "rore", qui en occitan désigne l'écorce de chêne, d'où le terme "rorachier" pour les artisans du cuir devenu par la suite "roachier".

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Avant 1945, ce quartier du Rouachier était un ensemble de taudis, de ruelles sobres et de masures insalubres. Il a totalement changé avec l'élection municipale du  18 Mai 1945 et la nomination du Docteur Colomban comme Maire de la ville. Il a tout fait raser et laisse l'endroit net de tout encombrement. Les "bidonvilles" ayant disparu, une nouvelle grande place est née ou plus exactement plusieurs places ou placettes en cascade ont vu le jour. Cet espace du Rouachier se présente effectivement en différents étages : la place du Lieutenant Georges Morel tout en haut, ensuite  deux petits étages intermédiaires au milieu et la place du Caporal Jean Vercueil, tout en bas.

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Pendant plus de cinquante ans aucun projet sérieux n'a concerné l'espace vide du Rouachier; il est laissé "en attente". Mais enfin, un projet de construction d’un espace culturel de 4 000m² a été voté fin 2011 par l’administration et l'équipe du sénateur-maire Jean‐Pierre Leleux (UMP)...

 

Maquette du projet de la médiathèque et du nouveau quartier du Rouachier -http://www.beaudouin-architectes.fr/2011/11/mediatheque-charles-negre-grasse/

 

...Ce projet a rencontré et rencontre encore de très nombreux détracteurs qui se soucient de l'aspect  financier et économique de cette dépense pour la ville de Grasse déjà en situation financière extrêmement difficile. Beaucoup de grassois pensent peut-être que la « reconquête du vieux Grasse » tant souhaitée doit passer par d’autres mesures moins coûteuses.
Mais cela n'est pas l'objet de cette étude  et certainement ce « petit Beaubourg » (selon Nice Matin) que devrait être la médiathèque va indiscutablement et positivement bouleverser les quartiers historiques de Grasse .           
              

 

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Ce blog a été réalisé par : andre.raspati@gmail.com

Avec mes plus vifs remerciements aux différentes personnes qui m'ont aidé à réaliser ce blog "Grasse-Vintage" et tout particulièrement :

  • La Région PACA qui m'a aimablement autorisé à utiliser les textes et les photos publiés dans l'inventaire général du Patrimoine Culturel : https://dossiersinventaire.regionpaca.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=%22parfumerie+de+Grasse%22&type=Dossiers
  • Le centre de Documentation iconographique, documentaire et historique produite par les services patrimoniaux de la DRAC PACA et réalisée par Gabriel BENALLOUL -  http://patrimages.culture.fr/
  • La Maison du Patrimoine de la Ville de Grasse dont la responsable Laurence ARGUEYROLLES m’a permis d’accéder à de très nombreuses informations - animation.patrimoine@ville-grasse.fr 
  • Les Archives Communales de la Ville de Grasse qui m'ont aidé dans mes recherches et permis d'accéder à de très nombreuses informations - http://www.ville-grasse.fr/archives_communales.html   
  • Corinne JULIEN-BOTTONI qui m'a aimablement autorisé à publier ses articles de l'histoire de Grasse qui paraissent régulièrement dans Nice-Matin 
  • Robert VERLAQUE, professeur, historien, auteur d'ouvrages sur Grasse (Grasse du Moyen-Age à la Belle-Epoque, Grasse au XX ème siècle), Président du Cercle Culturel de Grasse qui m'a transmis de nombreux documents
  • Alain SABATIER, photographe qui m'a autorisé à utiliser ses clichés pour illustrer mes blogs
  • Toutes les personnes qui m'ont prêté leur collection de cartes postales, de photos ou de documents. 
  • Toutes les personnes qui publient ou qui ont publié sur les réseaux sociaux des documents ayant un lien avec mon blog

 

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Si un document qui figure dans ce blog n'est pas libre de droit merci de me le signaler

 

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Bibliographie

"Contribution à la connaissance de la ville de Grasse" de Joseph FARNARIER "Le Pays de Grasse" de Hervé de FONTMICHEL "Grasse, Portrait d'une ville provençale" d'Alain SABATIER et Lucien AUNE "Grasse, dans les bouleversements du XXe siècle" de Robert VERLAQUE

 

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L'ESPACE DE LA MEDIATHEQUE

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Documents Jean Napoli

 

 

 

1945, au quartier du Rouachier,

la fin d'un Capharnaüm 

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Pierre Colomban est né en 1897. Il passe sa thèse de médecine à Paris en 1924. Il est installé "Phtisiologue" (Médecin spécialiste de la tuberculose pulmonaire) à Grasse 16 Bd Thiers au moment de la guerre. Lors d'une réunion secrète tenue en avril 1944 à son domicile personnel il est désigné "chef de la résistance civile" et futur Président du Comité de Libération qui tiendra sa première séance le 26 août 1944. Il restera Président de la Délégation spéciale en décembre 1944. Aux élections municipales de mai 1945, le Docteur COLOMBAN conduit une liste commune des partis et mouvements issus de la Résistance. Il est élu maire, à l'unanimité des 24 conseillers, le 18 mai 1945. Maire de Grasse, Pierre Colomban jouit d'une grande popularité. Apprécié et estimé, il marque son court mandat par une volonté de démocratisation des institutions. Mais surtout, il met en place un plan d'urbanisme pour le centre ville et procède à la démolition des îlots insalubres de la rue Sans Peur et du quartier du Rouachier. Il transforme la gare de la Rotonde en salle de réception et crée le stade Jean Girard. Le Docteur Pierre Colomban décède, en fonction, le 10 mai 1947. Lors de ses obsèques, la population grassoise lui rend un émouvant hommage. Dès le mois d'août, la municipalité donnera son nom à l'emplacement du premier îlot insalubre démoli, la place Colomban (photos ci-dessous). Un monument à sa mémoire y sera ensuite érigé. http://www.grasse-historique.fr/v2/pages/toponymie.html

 

 

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Création de la Place du Caporal Jean VERCUEIL

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Au plus bas de l'ensemble dégagé par la suppression des taudis, la Place Jean VERCUEIL. Jean Vercueil était un caporal mort pour la France pendant la seconde guerre mondiale.

 

 

La Place du Caporal Jean Vercueil avant la construction de la Médiathèque : le bâtiment rose est l'ancienne parfumerie Claude Raynaud abandonnée depuis 1910. En face, l'accès à la rue Paul Goby par la petite rue du Four Neuf qui sera entièrement modifiée pour permettre un des accès à la médiathèque. Autour de la place, les immeubles, pour la plupart habités seront en principe réhabilités. 

 

Photo :BEAUDOUIN - HUSSON, FERNANDEZ - SERRES ARCHITECTES

 

La médiathèque sera entièrement construite sur  cette place Jean Vercueil.

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L'ancienne parfumerie Claude Raynaud (façade ouest)

 

 

La Place du Rouachier

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Face à nous, en bas avec son immense mur de pierres taillées, le réservoir d'eau pour alimenter le sud de la ville qui retient, au dessus, une petite place utilisée pendant de nombreuses années en terrain de sport par les enfants du quartier.

 

Photo Elizabeth Lise - Facebook

 

Pendant les travaux de la médiathèque sur cette petit place sera entreposée une partie des matériaux de construction

 

 

Ci-dessus et ci-dessous, la place du milieu du Rouachier utilisée pendant des années comme terrain de sport par les enfants du quartier.

 

Photo : BEAUDOUIN - HUSSON, FERNANDEZ - SERRES ARCHITECTES

 

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La Place du Lieutenant Georges MOREL

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La place Morel est la plus haute place de l'ensemble. Une première tentative de réhabilitation avait été esquissée vers 1975/80 (commerces, arbres...) mais ce fut un échec. Elle est magnifiquement entourée d'habitations qui auront fière allure après une véritable restauration.

 

Au niveau le plus haut, la place Morel
La place Morel à l'époque de la première réhabilitation
Photos : André Raspati - Octobre 2018
Documents Jean Napoli

 

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Quelques (rares) vieilles photos du quartier avant la destruction des immeubles pour créer les trois places

 

Document Corinne Julien-Bottoni

La rue de la Lauve avec un atelier de serrurerie

 

Documents Corinne Julien-Bottoni

 

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Des trouées majestueuses entre le Rouachier et la cité ancienne

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A la fin du XXe et début XXIe siècles, quelques travaux vont permettre un embellissement des communications entre les places du Rouachier et le reste de la cité ancienne en prévision des accès à la future Médiathèque et aux espaces qui l'entoureront. Il s'agissait d'ouvrir des arcades hautes d'un rez-de-chaussée plus un étage dans quelques immeubles anciens dans la rue Paul Goby et dans la rue de la Fontette.

 

Les nouveaux passages pour rejoindre le quartier du Rouachier

 

Le passage des Tanneurs entre la rue de la Fontette et la place Georges Morel (2002)

 

 

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Le passage entre la rue Paul Goby et le Rouachier (fin XXe)

 

Documents Robert Raspati

 

Vue du passage depuis Monoprix
Photos André Raspati

 

Photo de gauche en bas, depuis la rue Paul Goby, on voit la terrasse du restaurant qui s'était installé quelques temps sur la place Morel et sur la photo de droite, prise depuis la place Morel on aperçoit le café en face de l'entrée de Monoprix.

 

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LES FOUILLES DU SOUS-SOL

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Textes : Kiosque Février 2015  -  Photos André Raspati - Janvier 2014

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"Dès 2010, un diagnostic archéologique est demandé par le ministère de la Culture sur le site de la place Jean Vercueil, cette partie de l'ancien îlot bâti insalubre jusqu'en 1945 faisant l'objet d’une réhabilitation de grande envergure avec le projet de la Médiathèque. Les fouilles commencent fin 2013 et se poursuivent, après un arrêt de quelques mois jusqu’en juin 2014."                     http://www.ville-grasse.fr/fouilles.pdf

 

 

"On savait bien sûr que la ville de Grasse était médiévale. Mais à l’occasion du diagnostic archéologique préparatoire aux travaux de la future médiathèque réalisé par l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), on a mis au jour sous l’ancienne place Vercueil, des traces de vie qui remontent à 1350 ans avant notre ère : une découverte fondamentale qui pourrait aussi intéresser les spécialistes du paléoclimat. Choisis par la ville et agréés par le ministère de la Culture, 13 archéologues de la société HADES Archéologie ont réalisé une série d’investigations à 313 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit à 6 mètres de profondeur en dessous du niveau de la place actuelle. Une prouesse technique."

http://www.ville-grasse.fr/fouilles.pdf​​​​​​    Kiosque - Février 2015

 

 

Pour les archéologues responsables de la fouille, il s’agit alors de vérifier la présence de vestiges sur le site même des fondations prévues pour l’édification de la future médiathèque mais aussi aux abords, au coeur même des immeubles délabrés qui bordent la place. La mission d’archéologue préventif est d’identifier les vestiges, de répertorier ce qui peut avoir de l’intérêt et d’enregistrer ce qui peut légitiment disparaitre. L’étude est probante, on y retrouve des traces d’occupation datant de la fin du Xe siècle. Les premiers signes d’habitation datent du XIIe et permettent d’affirmer que l’enceinte de l’ancienne cité s’arrête là, au niveau des rues Charles Nègre et Goby.   http://www.ville-grasse.fr/fouilles.pdf​​​​​​    Kiosque - Février 2015

 

 

"Les archéologues ont creusé, écrouté, sondé et révélé au grand jour un quartier médiéval à deux mètres sous le niveau de la rue. Les vestiges apportent d’importantes informations historiques mais ne représentent rien de remarquable qui mérite d’être conservé. Une fois enregistrés, l’autorisation a été donnée de les détruire pour lancer les travaux de la Médiathèque. Ce qui est intéressant en revanche, c’est que les vestiges trouvés attestent que nous sommes à cet endroit précis sur les lieux d’un quartier bourgeois, d’une véritable extension de la ville. L’habitat y est espacé, les rues sont assez larges, les restes de façades sont cossus. Etonnant quand on voit dans quel état se trouve aujourd’hui ce quartier populaire longtemps délaissé. Fin de la première découverte."

http://www.ville-grasse.fr/fouilles.pdf​​​​​​    Kiosque - Février 2015

 

 

UNE CONCENTRATION DE CERAMIQUE EXCEPTIONNELLE

"Deuxième découverte : alors que les archéologues s’apprêtent à donner le feu vert des travaux de fondation de la future médiathèque, ils découvrent qu’en creusant la première fois à trois mètres de profondeur, ils ne sont pas arrivés au sol géologique et que des couches plus anciennes existent sous ce qu’ils prenaient pour le substrat. Des morceaux de céramique très anciennes : sont remontés à la surface, morceaux qu’on imagine d’abord avoir été charriés par les eaux de la Foux lors d’un glissement de terrain. Une datation au carbone 14 permet d’identifier que les éléments trouvés remontent à l’âge du bronze moyen, soit 1350 ans avant JC : 4000 tessons sur une zone d’à peine deux mètres carrés, soit l’équivalent de presque toutes les collections de la Région PACA ! Le ministère de la Culture impose de nouvelles recherches car on est en présence d’une exception scientifique sans pour autant qu’elle soit spectaculaire : analyser ces tessons, c’est découvrir les conditions de vie des hommes, 3500 ans avant notre ère."        http://www.ville-grasse.fr/fouilles.pdf​​​​​​    Kiosque - Février 2015

 

Photos André Raspati

 

DES VESTIGES MÉDIÉVAUX REMARQUABLES

Sur le chantier fermé au public, une extraordinaire disparité de niveaux : les immeubles éventrés qui cernent la place et s’élèvent à plus de cinq ou six étages (XVIIe siècle) et le coeur des travaux futurs qui s’enfonce en profondeur. Et puis des restes de rues surélevées d’un bon mètre au XVe siècle sans qu’on en sache vraiment les raisons historiques. A cette époque, des sous-sols sont creusés et les premières caves apparaissent. C’est en fouillant ces caves que les archéologues font leur troisième découverte et tombent sur un site surprenant : l’assurance d’un bâtiment de 15 mètres de long sur 8 mètres de large, haut de plusieurs étages, signe d’un immeuble de prestige en pierre de taille, avec baies géminées. Nous sommes à quelques mètres à peine du chantier principal, cinq mètres en arrière des façades actuelles.         http://www.ville-grasse.fr/fouilles.pdf​​​​​​    Kiosque - Février 2015

 

 

Le ministère de la Culture confirme cette magnifique trouvaille qu’il sera interdit de démolir puisqu’elle fait partie du patrimoine remarquable. L’avis technique de l’architecte des bâtiments de France dans ce secteur sauvegardé est maintenant déterminant. Pour se faire une idée claire de l’état du bâti, il diligentera un écroutage global. Si le résultat est probant, deux possibilités s’offriront à la ville : soit reconstruire devant cet existant historique (une manière de le protéger) en créant des logements nécessaires au coeur de la cité ; soit abattre les façades lépreuses pour révéler au grand public une façade médiévale qui pourrait à terme, si les pronostics se confirmaient, devenir un atout patrimonial et touristique supplémentaire pour Grasse.         http://www.ville-grasse.fr/fouilles.pdf​​​​​​    Kiosque - Février 2015

 

 

Les trous des fouilles seront bouchés et les travaux de construction peuvent commencer mais un incident imprévu complique une fois de plus la tâche. La construction de la médiathèque a été interrompue suite aux effondrements des immeubles 47 et 49 de la rue Droite survenus le 7 novembre 2015. L'endroit sera protégé, les immeubles en question consolidés et tout peut reprendre...

 

Photo Vincent Saverino

 

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La Médiathèque sort de terre

 

Photos André Raspati - Août 2017

 

Photo Kiosque

 

Photos André Raspati - Mars 2018

 

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VISITE DU CHANTIER EN OCTOBRE 2018

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Dans le cadre des journées Nationale de l'Architecture, MadameMagali MICHAUDET Directrice administrative de la Bibliothèque-Médiathèque de Grasse, Madame Laurence ARGUEROLLES, responsable de la Maison du Patrimoine de Grasse et Monsieur Ivry SERRES ont présenté le 19 octobre 2018 à un groupe de visiteurs le chantier de le Médiathèque du Rouachier et l'avancement des travaux.

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Un sacré projet !!!

 

Photo André Raspati - Vue depuis la place Georges Morel - 19/10/2018

 

 

Etude : 2011 -  Surface : 4000 m2 - Maître d'ouvrage : VILLE DE GRASSE

Architectes : EMMANUELLE BEAUDOUIN, LAURENT BEAUDOUIN, AURÉLIE HUSSON, IVRY SERRES, STEPHANE FERNANDEZ

Architectes assistants : RENÉ MAURY, YUNING SONG,RAPHAEL CAYRE, CHRISTOPHE THIERRY, NOÉMIE GAINEAU

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Photos : Dossier BEAUDOUIN - HUSSON, FERNANDEZ - SERRES ARCHITECTES

 

 

 

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LA MEDIATHEQUE DE GRASSE 

LE DOSSIER DE PRESENTATION OFFICIELLE DE LA VILLE DE GRASSE

http://www.ville-grasse.fr/dibond_1200x800_ech1_3.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.ville-grasse.fr/dibond_1200x800_ech1_3.pdf

 

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Commentaires ci-dessous : http://www.beaudouin-architectes.fr/2011/11/mediatheque-charles-negre-grasse/

Photos ci-dessous : André Raspati

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La médiathèque de Grasse dessinée par Emmanuelle Beaudouin, Laurent Beaudouin, Aurélie Husson, Ivry Serres et Stéphane Fernandez, donne au site une atmosphère de charme mais aussi de surprise et d’émotion. Il s’inspire du caractère unique de la structure urbaine  de Grasse et joue des tensions et des proximités entre les bâtiments existants et la médiathèque.

 

 

Le projet profite de la présence d’éléments de programme ayant une certaine indépendance pour créer plusieurs niveaux d’accès. Le hall de la rue Nègre, très large, permet de servir de foyer commun à l’exposition et à l’auditorium. Une arcade améliore le passage vers la place Vercueil et un ascenseur public relie le haut et le bas du site. Cet ascenseur est totalement indépendant de la médiathèque mais permet néanmoins un accès direct au hall principal. Il se trouve relayé plus loin par un second ascenseur public qui relie le jardin d’eau à la Place Morel. La vocation de la Place Vercueil est que s’y implantent des activités de café et de restaurant, l’accès des véhicules doit se faire dans la discrétion. Le traitement du sol en pierre se prolonge dans le passage du réservoir et se poursuit à l’intérieur du Matrium pour renforcer une impression de continuité naturelle entre l’intérieur et l’extérieur. 

 

 

En remontant la rue de la Lauve, on atteint, au dessus du réservoir, le jardin d’eau qui marque l’entrée principale de la Médiathèque. Le dessus du réservoir est partiellement couvert par un fin miroir d’eau dans lequel le bâtiment se reflète. Le choix de placer l’entrée principale à cet endroit est essentiel pour donner une vie nouvelle au magnifique amphithéâtre urbain que constitue la place Morel.

 

 

C’est aussi une incitation à utiliser la rue de la Lauve, comme axe urbain au cœur de la ville. Par ailleurs, une grande partie du public arrive sur le site par le haut de la ville, en raison de la présence des parkings. Le hall et l’espace couvert qui le précède sont un lieu de fraicheur. Le miroir d’eau y reflète le ciel, créant un volume fluide et transparent. Une grande arcade à l’échelle urbaine marque la présence de la Médiathèque et accueille le regard en profondeur. L’arcade est traversante et la lumière de l’extrémité opposée en accentue la transparence. 

 

 

La rue de la Lauve est accompagnée par une rampe suspendue, perçue comme une prolongation de la rue à l’intérieur de la Médiathèque. C’est l’élément dynamique du projet, celui qui sera le plus spectaculaire. La rampe est une promenade qui incite le visiteur à une démarche tranquille, elle permet un passage entre les deux niveaux comme une transition. C’est un lieu de flânerie intérieure qui dégage un parfum un peu mystérieux. 

 

 

Dans le hall, un puits de lumière naturelle traverse les deux niveaux supérieurs pour souligner avec douceur la présence de la banque de prêt. À la suite de l’accueil, on peut rejoindre directement les trois types de circulations ou accéder à l’espace d’actualité et à la bibliothèque des enfants. Au dessus du niveau d’accueil, les salles de lecture de la Médiathèque sont rassemblées sur deux niveaux pour en faciliter l’exploitation et la surveillance. Elles sont ouvertes l’une sur l’autre pour inciter le visiteur à explorer toutes les offres de la Médiathèque et permettre de percevoir la Médiathèque comme un tout. 

 

 

La future Médiathèque est pensée comme un espace perméable à la lumière, tout en préservant la fraicheur intérieure. Cela nécessite une approche nouvelle du dessin des façades. Les espaces de lecture reçoivent une lumière du jour tamisée et adoucie par le claustra de pierre qui enveloppe le bâtiment. Le claustra protège du soleil la façade vitrée située en retrait pour permettre le nettoyage. Les ventilations peuvent être ouvertes en soirée pour récupérer la fraicheur de la nuit. L’architecture est conçue pour filtrer le soleil pendant la journée et restituer une dentelle de lumière en soirée. La double apparence diurne et nocturne sera une des qualités majeure du site. Cette présence lumineuse se fera en douceur, dans la discrétion et sans excès. 

 

 

Le site s’inspire des subtils rapports de matière entre les édifices publics et le tissu urbain et utilise, avec une vision moderne, une partie du langage et des matériaux traditionnels. En contrepoint de cette densité, la médiathèque offre des ouvertures visuelles sur le quartier et sur le lointain. Elle est insérée dans le contexte de façon à donner au public l’occasion de profiter de vues cadrées ou de perspectives panoramiques. La médiathèque devient ainsi un lieu d’où l’on peut contempler la ville. Un belvédère au dernier niveau permet une vue directe vers la maison Charles Nègre, tandis que la terrasse met en valeur une vue frontale sur la mer et qu’un autre cadrage porte vers la tour de la Cathédrale.

 

 

Un jardin suspendu de fleurs parfumées permet d’enrichir cet endroit qui deviendra rapidement un point de rencontre incontournable de la Médiathèque. La médiathèque est clairement identifiable comme un bâtiment public ouvert à tous.Le projet doit résoudre le paradoxe d’être à la fois visible par la force et la qualité de sa présence et discret dans ses volumes et ses matériaux. Nous avons cherché une juste balance entre la présence d’un édifice d’exception et le respect attentif du voisinage. Les activités de la médiathèque doivent être dévoilées sans être totalement étalées aux yeux du public. C’est aussi un projet urbain et dans ce cadre, nous proposons d’améliorer les relations piétonnes à l’intérieur du quartier. La médiathèque, idéalement située au cœur du centre-ville de Grasse, n’est pas conçue comme un monument isolé mais elle se veut le catalyseur d’une vie culturelle à l’échelle de la ville toute entière.

 

 

C’est une atmosphère globale que nous avons recherchée, une ambiance qui soit également valorisante pour le voisinage. Le thème du claustra est en rapport avec la tradition provençale, mais étendu à grande échelle, il devient un élément très moderne. La lumière artificielle intérieure utilise les voûtes en béton blanc pour se diffuser de façon douce dans les salles de lectures. Le plan des salles de lecture, malgré sa simplicité, préserve des atmosphères diversifiées vis-à-vis de la façon de lire. La variété des lieux permet aussi de répartir les collections avec souplesse. Le programme est abordé dans un esprit d’équilibre entre les lieux d’animation et les salles de lecture à l’ambiance plus calme. 

 

 

Le but est d’atteindre une grande fluidité entre les différentes fonctions et une parfaite visibilité des relations entre les salles. Les espaces de la bibliothèque doivent transmettre le plaisir de lire, mais, plus largement le plaisir de vivre. La complexité du programme s’insère dans des formes simples et des volumes clairs, emprunts de dignité. Les niveaux sont reliés entre eux par deux ascenseurs, un escalier et la rampe, facilitant la communication entre les salles. Les communications verticales mettent efficacement en relation les fonctions de façon à relier fortement des espaces que les utilisateurs doivent percevoir comme une continuité. 

 

 

Nous avons voulu recentrer le programme et éviter le plus possible un étalement dans le site. C’est pourquoi nous n’avons pas utilisé toutes les opportunités foncières permises par le programme. L’économie d’espace est voulue pour assurer à la Médiathèque un meilleur fonctionnement sur le plan de la surveillance des salles de lecture et vis à vis de l’information des utilisateurs. C’est aussi l’occasion de permettre à la ville de compléter la construction de la Médiathèque en redonnant un usage d’habitation aux maisons voisines et en renforçant le tissu commercial et touristique du quartier.

 

 

 

La compacité du programme permet de se traduire par une économie des coûts de construction et par la capacité de préserver certains édifices pour d’autres usages. Le projet permet ainsi une économie globale performante : dans son coût de construction, dans son coût d’exploitation et dans la réserve foncière qu’il préserve. Par ailleurs, le recentrage du programme est lié à la fonction même de la Médiathèque en facilitant les relations et la simplicité de surveillance et de circulation du personnel. 

 

 

Le projet que nous proposons s’affirme aussi comme un lieu vivant, ouvert sur l’évolution des technologies et en capacité de s’adapter facilement pour évoluer dans le temps. Une attention particulière est apportée à la souplesse de l’alimentation en énergie des salles de lecture. Le creux réservé entre chaque voutain contient en partie basse le réseau de ventilation et en partie haute des caniveaux d’alimentation électrique régulièrement répartis au sol des salles. 

 

 

La souplesse d’implantation du mobilier et la capacité de faire évoluer l’offre technologique, sans frais excessifs, sont des facteurs essentiels dans la prise en compte du développement durable. L’autre facteur de prise en compte des nouvelles technologies est l’importance accordée au « Matrium » qui est disponible et équipé comme un lieu de contact avec le public. Il est largement ouvert sur l’extérieur et, par sa transparence, renforce le lien piéton que nous avons voulu préserver entre la rue de la Lauve et la place Vercueil. La vitrine du Matrium met ainsi en scène le mur du réservoir dans sa la totalité. Le mur, la porte historique et le passage restent à l’air libre, éclairés dans une lumière naturelle.

http://www.beaudouin-architectes.fr/2011/11/mediatheque-charles-negre-grasse/

 

 

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Il n'y a aucun doute et cela a été dit plus haut :

"La nouvelle médiathèque va indiscutablement bouleverser les quartiers historiques de Grasse..."   

 

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Pour que cette réalisation soit totalement réussie, les espaces d'accès à la médiathèque seront complètement transformés.

  "La livraison de la médiathèque étant programmée en septembre/octobre 2019, la municipalité souhaite procéder à des aménagements et des travaux de réfection des places de cette médiathèque et des réseaux souterrains

La superficie totale de ces espaces est de 2 680 m² et un des points essentiels du projet est la facilité des liaisons entre les espaces, notamment pour les places Maurel, du Rouachier, Vercueil et le passage du Four Neuf.
Ces espaces, qui sont aujourd’hui sans fonctions établies, devront avoir des orientations précises : une dimension commerciale pour la place du Lieutenant Georges Maurel ; des espaces verts pour la Place du Rouachier ; une « orientation minérale » pour le Réservoir du Four Neuf, qui servira aussi d’entrée principale de la médiathèque et pourra accueillir les évènement festifs. Enfin, la place du Caporal Jean Vercueil, elle aussi bénéficiant d’un aménagement minéral, servira d’entrée annexe de la médiathèque et d’aire de jeux pour enfants.
La commune va s’entourer des services d’un maître d’oeuvre pour ces travaux d’aménagement et la réfection des réseaux souterrains de ces places. 
BOAMP, 25 mai 2018"

https://www.petitesaffiches.fr/actualites,069/economie,045/grasse-1-4-meur-pour-l-amenagement,12512.html

 

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Photo publiée sur Nice-Matin le 22/09/2019

 

N'ayons pas de conclusions trop hâtives pour mesurer les effets de cette réalisation... Il faut tout d'abord découvrir le bâtiment et ses abords à la fin des travaux puis patienter pour intégrer cette cathédrale de la culture ultra moderne à la cité ancienne non loin de la cathédrale du Puy. Quand on visite la médiathèque pour la première fois, on sait que c'est peut-être déjà gagné.

A suivre...

 

L'œuvre de l'artiste de street art Vhils a été dévoilée ce samedi 17 octobre, place Moral à Grasse.Nice-Matin17 Octobre 2020

Ce sera la cinquième en France, après Paris et Rennes notamment. L'œuvre grassoise de l'artiste de street art Vhils a été dévoilée ce samedi, place Moral. Il s'agit d'un portrait XXL de Charles Nègre, peintre et pionnier de la photographie grassois (1820-1880) qui veille dorénavant sur la médiathèque (en cours de réalisation) qui porte son nom et qui devrait être livrée en février 2021. L'œuvre a été gravée sur le pignon aveugle d'une maison située place Morel par l'artiste et son équipe. 

Photo Nice-Matin

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Les travaux en Mai 2021 (photos André Raspati)

 

 

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LE ROUACHIER VIVAIT

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Le Rouachier avant la construction de la Médiathèque

 

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LES TEMOIGNAGES

 

André Raspati

JE CHERCHE DES PHOTOS DE LA VIE DANS LE QUARTIER DU ROUACHIER A GRASSE AVANT TOUS CES CHANGEMENTS. L'HISTOIRE D'UNE PARTIE DE NOTRE VILLE RISQUE DE DISPARAITRE SI NOUS NE MOBILISONS PAS EN CHERCHANT DANS LES VIEUX ALBUMS. MERCI D'AVANCE D'ENVOYER VOS DOCUMENTS, ANECDOTES, PHOTOS ET AUTRES A grasse.vintage@gmail.com

 

Photo Claude Grecco

 

Claude Grecco  La maison où j’ai habité, à côté de la maison arrondie ,on avait le 4ème er 5ème étage où il y’a les petites fenêtres ; les toilettes étaient au 1er. Dans les années 50 on s’éclairait à la lampe à pétrole, on nous a mis la lumière en53/54. Les propriétaires étaient les Niel le fleuriste il avait tout le paquet de maisons 
Antoine Hugues la famille de Robert Nyel, le chanteur de "Magali" était un copain de mon père né en 1930
Gracieuse Ferrante Caci Je me rappelle de Robert et sa maman aussi...
Butinette De Grasse C'est toujours émouvant de revoir sa maison...
Robert Romeo Mes cousins, Yvan Katicic et sa femme Rosette ainsi que la famille Carlino habitaient dans le coin.
Genevieve Farnocchia Robert Yvan et Rosette sont des cousins germains de ma pauvre maman ainsi que Conchetta, Angèle, ses frères. Ma tante Fifi habitait aussi rue de la Lauve ; il y avait un lavoir un peu plus haut ; je me rappelle de tout cela...
Claude Grecco Genevieve Farnocchia Le lavoir était plus bas à gauche
Richard Prelati Ma grand mère juste à côté 

Claude Grecco en face
Patrick Isnard Malheureusement la maison ou est née ma mère a été démolie

Publié sur Facebook - 9 Novembre 2020

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Collection André Raspati


Gisele Grecco Brial Mes grands parents maternels, famille D'angelo et grands parents paternels, famille Grecco ont habité sur cette place. Je l'ai fréquentée jusqu'au décès de ma dernière grand mère en 1983. J'ai retrouvé cette vieille photo dans mes archives. Je me souviens que les voitures se garaient là et c'était une belle manœuvre que de tourner au niveau des Quatre Coins. Je me souviens aussi du grand lavoir où mes grands mères lavaient le linge. Je me souviens aussi d'un monsieur Ferdinand qui habitait sur la place.

 

 

Claude Grecco la voiture était à mon père une Fiat Balila 

Gisele Grecco Brial Ci-dessous, la famille D'Angelo devant leur maison située 12 place G Morel. Il y avait 10 enfants.

 

 

Claude Grecco Gisele Grecco Brial il en manque sur la photo y’a pas ta mère à droite il y’a de la famille qui était venue de Pietranico
Claude Grecco Le quartier de mon enfance 

Publié sur Facebook - 11 Novembre 2020

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Collection Michèle Ghemdame

 

Frederic Grasse Merci d'avoir partagé ces photos souvenirs. De nombreuses fois je suis passé par là, mais je ne me rappelle plus de l'environnement de la première photo, comme quoi on oublie vite 
Frederic Grasse Il est dommage que cette place n'existe plus, elle était si grande au coeur du vieux Grasse et aurait pu donner du charme dans cet environnement par la programmation d’événements. On aurait pu y organiser des marchés provençaux, voire des expositions en extérieur entourées de jardins composés de fleurs (jasmins par exemple) qui aurait permis de végétaliser et de rendre hommage à ce qu'on appelle la capitale mondiale du parfum. 
Michele Ghemdane oui dommage je me souviens des feux de la Saint-Jean qu'il y avait sur cette belle place
Elisabeth Lise Avec des si.......
Jacqueline Pennes Goutelle je crois savoir que le quartier était assez délabré ...
Michel Pellegrino sur la place du dessus ou il y avait un lavoir je crois que le lavoir existe toujours
Claude Grecco la place du dessus c’est sur le bassin en effet au même niveau il y avait dans la rue de la Lauve en montant à gauche, un lavoir
Anna Maria Oui mais c'était magnifique
Michel Pellegrino Notre jeunesse sur cette place
René D'angelo Lieu où habitaient mes grands-parents... que de bons souvenirs..
Nicole Nini Mestre Giovinazzo Dédé se rappelle bien ses grands parents maternelles habitaient là (famille Nacari)
René D'angelo c'est un nom qui me parle mais j'étais si jeune je n'ai jamais oublié Dédé
Nicole Nini Mestre Giovinazzo il y avait Pascal marié à Elise et Gracieuse qui habitait là aussi
Butinette De Grasse  J'ai très bien connu Pascal, Élise (qui a été reine du jasmin) et Gracieuse dont sa fille est une grande amie que je vois toujours.
Nicole Nini Mestre Giovinazzo  Nicole est la cousine germaine de Dédé ; elle nous téléphone quelques fois et Gracieuse était la sœur de la maman de Dédé
Marie-Do Monnier  Gracieuse et Nicole, logeaient place Jean Verceuil, et Pascal, Elise et leurs fils Jean Marc (décédé), eux résidaient au plus bas de la rue Tracastel dans les logements réservés aux employés de la mairie et pompiers. La soeur de Pascal et Gracieuse s'appelait Joséphine, elle avait une fille Mireille et 3 fils, Daniel et les jumeaux.
Nicole Nini Mestre Giovinazzo  Exactement, Daniel est décédé ; son fils habite aux HLM du Tignet
Nicole Nini Mestre Giovinazzo et Seraphine, une autre sœur ; c’était la mère de mon mari
Marie-Do Monnier c'est celle que j'ai le moins connue, elle ne montait pas souvent a Grasse
Claude Grecco moi j’ai connu un Nacari qui était chauffeur de car qui faisait Grasse Cannes ; il habitait sur la place au dessus qui est d’ailleurs le vrai Rouachier. Il habitait au dessus de Ferdinand le rempailleur de chaise !!! moi j’habitais en face 
Reinié Lou Renaïre Au dire des anciens Grassois qui vivaient dans des "quartiers" plus excentrés de ce Rouachier", ce lieu, entre-autres, avait mauvaise presse (à l'image du "panier" à Marseille et le vieux Toulon d'avant guerre.) Je me souviens des quolibets qui fusaient dans les écoles privés et publiques visant les gamins habitants "au Rouachier", dans les années 50. Ils existait un réelle coupure sociale avec la partie Ouest de la ville, St-Hilaire, Victor Hugo ...
Serge Melenzani Au rouachier habitait un peintre "Canavese"...

Publié sur Facebook - 12 Décembre 2020

 

 

 

 

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Ce blog a été réalisé par : andre.raspati@gmail.com

Avec mes plus vifs remerciements aux différentes personnes qui m'ont aidé à réaliser ce blog "Grasse-Vintage" et tout particulièrement :

  • La Région PACA qui m'a aimablement autorisé à utiliser les textes et les photos publiés dans l'inventaire général du Patrimoine Culturel : https://dossiersinventaire.regionpaca.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=%22parfumerie+de+Grasse%22&type=Dossiers
  • Le centre de Documentation iconographique, documentaire et historique produite par les services patrimoniaux de la DRAC PACA -  http://patrimages.culture.fr/
  • La Maison du Patrimoine de la Ville de Grasse dont la responsable Laurence Argueyrolles m’a permis d’accéder à de très nombreuses informations - animation.patrimoine@ville-grasse.fr 
  • Les Archives Communales de la Ville de Grasse qui m'ont aidé dans mes recherches et permis d'accéder à de très nombreuses informations - http://www.ville-grasse.fr/archives_communales.html 
  • Corinne JULIEN-BOTTONI qui m'a aimablement autorisé à publier ses articles de l'histoire de Grasse qui paraissent régulièrement dans Nice-Matin 
  • Robert VERLAQUE, professeur, historien, auteur d'ouvrages sur Grasse (Grasse du Moyen-Age à la Belle-Epoque, Grasse au XX ème siècle), Président du Cercle Culturel de Grasse qui m'a transmis de nombreux documents
  • Toutes les personnes qui m'ont prêté leur collection de cartes postales, de photos ou de documents. 
  • Toutes les personnes qui publient ou qui ont publié sur les réseaux sociaux des documents ayant un lien avec mon blog

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Bibliographie

  • "Contribution à la connaissance de la ville de Grasse" de Joseph FARNARIER
  • "Le Pays de Grasse" de Hervé de FONTMICHEL
  • "Grasse, Portrait d'une ville provençale" d'Alain SABATIER et Lucien AUNE
  • "Grasse, dans les bouleversements du XXe siècle" de Robert VERLAQUE

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Si un document qui figure dans ce blog n'est pas libre de droit merci de me le signaler

 

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